Marina Fois
• 4 juil, 2006 • Catégorie: Hôtels & stars, On en parle •Marina Fois court les endroits branchés, recommandés par « Elle », « Cosmo » ou « Marie-Claire » et se définit comme une pathétique « bobo-fashion victim ». Elle adore l’hôtel le A, par exemple, mais Marina Fois est aussi une habituée du p’tit bar-tabac d’la rue Ballu, plus parigot que parisien.

« J’suis snob ! » Oeufs durs sur le comptoir. Belle entrecôte grillée ou jambon-beurre au menu. Le Ballu est un vrai café parisien. Celui de Marina Fois. Elle y laisse ses clefs d’appartement, y achète ses cigarettes, y prend ses « p’tits noirs ». « Je me suis sentie adulte le jour où j’ai eu ma première carte de sécu et quand j’ai pu prendre un café au comptoir ! ». Aujourd’hui, elle trouve ça « plutôt chic », de boire un « p’tit noir » accoudée au bar. Et puis, avec un peu de chance, au Ballu, on croise un ou deux auteurs ou réalisateurs célèbres. « Je suis poursuivie par mon snobisme ! », lance-t-elle. Un hasard, le bar-tabac de Marina est aussi celui des habitués de la SACD (Société des auteurs et compositeurs dramatiques, ndlr) située à deux pas. Comme pour se justifier, elle ajoute : « Je suis une poule de luxe alors j’aime tout: bar-tabac, café branché, café chic! » Tous les endroits où elle peut être vue, elle y cours ! Au comptoir pour une halte rapide souvent accompagnée d’une pause pipi, « j’ai une petite vessie », confie-t-elle. Mais aussi en terrasse où elle reste parfois des heures à regarder les gens, à écouter les conversations, à rêvasser! Premiers sketches au Café Costes Au tout début des Robin – « on était jeune mais déjà snob » – elle s’installait, avec PEF (Pierre-François Martin-Laval), à la terrasse du Café Costes. Ils y ont écrit leurs premiers sketchs. Plus jeune encore, à 16 ans, une soirée « dingue » avec Jacques Higelin, chez Ali. Par hasard, là aussi. « Il m’a dit, sans doute pour me faire plaisir : petite, tu seras une grande vedette un jour! ». Depuis, elle attend son heure de gloire, – « là , j’ai beau être déjà très très célèbre, ce n’est qu’un début ! »-. Alors, à quand l’apogée, Marina ? « le jour où je ne pourrai plus mettre les pieds dans un café sans être immédiatement reconnue par une foule en délire ! ». Pour l’atteindre, elle bosse dur : « Alors, n’allez pas croire que je passe mes journées à glander au café ». « La culture café ? Connais pas ! » Et travailler en terrasse, ce n’est plus son truc. « Maintenant que nous avons des endroits réservés au boulot, c’est mieux. Je suis trop distraite pour rester concentrée dans un lieu public ». Ce n’est pas là non plus qu’elle trouve son inspiration : « Si j’avais une source sà»re et infaillible ce serait trop simple, j’irai tout le temps ! Ce n’est malheureusement pas le cas. Ni dans les bars, ni ailleurs ». Donc, pas vraiment « culture café » : « J’ai du mal à théoriser là dessus ! ». D’ailleurs, chez les Robin, on n’est pas trop branché « brèves de comptoirs ». Bar cruising, peut-être ? Oui, dans « filles perdues, cheveux gras ». Fanny, l’héroïne de « J’me sens pas belle », pourrait, elle aussi, passer ses soirées à déambuler de bars en bars ou participer à des speed-dating. Fanny au comptoir, en somme. Mais dans la vie, la vraie, Marina n’est finalement pas si « bobo-fashion victim ». Par Marie-Laure Godinot.

















